
POINT EPHEMERE – Mk2 QUAI DE SEINE
www.filmerlamusique.com
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DIMANCHE 13 JUIN
CINEMA POINT ÉPHÉMÈRE
14H00
GLENN GOULD : ON & OFF THE RECORD
de Wolf Koenig et Roman Kroitor
1959 – Canada – 59 min – n&b – vostf
Deux films courts en noir et blanc sur le pianiste canadien Glenn Gould.
«ON THE RECORD» A New-York, lors d’un enregistrement, Glenn Gould plaisante avec un chauffeur de taxi, taquine les ingénieurs du son et enregistre le concerto italien de Bach… Glenn Gould avait (entre autres) la particularité de chantonner en jouant, ce qui complexifiait les enregistrements et se penchait très en avant sur son clavier, au niveau des touches. Une autre facette du créateur et interprète d’une musique si vive, si sensible, mais si difficile à satisfaire… Ce film est également une plongée dans l’industrie de la musique classique rarement montrée. «OFF THE RECORD» Même si, pour Glenn Gould la solitude n’équivalait pas nécessairement à l’isolement, il insistait sur le fait qu’une personne devait être solitaire pour pouvoir créer (Angela Addison). Dans son cottage, près du lac Simcoe, dans l’Ontario, Glenn Gould nous entretient librement de ses prestations publiques, en jouant du piano pour un unique auditeur: son chien ! Promenade dans les bois où Gould discute d’une composition musicale avec Franz Kraemer, pianiste…
15H00
THEREMIN – AN ELECTRONIC ODISSEY
de Steve M. Martin
1995 – Etats-Unis – 83 min – n&b et couleur – vost
Extraordinaire documentaire sur Lev Sergeïevitch Termen et sa célèbre invention, le Theremin – le plus ancien instrument de musique électronique. Envoyé propager ses ondes en Amérique par Lénine, Léon Theremin remporte rapidement un immense succés : concerts en smoking au Carnegie Hall et vie mondaine dans le New York des années 20 pour un inventeur comme sorti d’un Blake et Mortimer, accompagné de Clara Rockmore, diva en turban, extraordinaire virtuose du Theremin et muse de Léon. Puis le film tourne au roman d’espionnage. En 1938, Léon Theremin disparaît du jour au lendemain, enlevé par le KGB et envoyé au goulag pour de longues années. À sa sortie, brisé, il se fond dans la vie anonyme d’un petit fonctionnaire bolchévique. Reconnu par hasard dans les années 60 par un journaliste américain, il sera à nouveau envoyé au goulag et ne retournera à New York qu’en 1991, où il retrouvera Clara Rockmore. Mais le temps a passé. Pendant sa disparition, son instrument continuera à être largement utilisé aussi bien dans des bandes originales de films que par les Beatles, les Rolling Stones et les Beach Boys.
17H00THE DREAMER THAT REMAINS :A PORTRAIT OF HARRY PARTCH
de Stephen Pouliot
1974 – Etats-Unis – 27 min – couleur – version originale non sous-titrée
MUSIC STUDIO : HARRY PARTCH de Madeline Tourtelot
1958 – Etats-Unis – 17 min – couleur – version originale non sous-titrée
Deux courts documentaires de 1958 et 1974 sur Harry Partch (1901-1974), compositeur américain autodidacte, qui construisait lui même ses instruments et composait sur une gamme microtonale constituée de 43 degrés. Les deux films sont des rencontres intimes avec le compositeur, toujours marginal, qui vécu comme un hobo, un vagabond pendant la grande dépression, dans la grande tradition américaine de la liberté et de l’extase. Partch présente sa musique et ses extraordinaires machines sonores : Quadrangularus Reversum, Boo II, Cloud Chamber Bowls, Chromelodeon, Eucal Blossom ou Diamond Marimba. Les films de Harry Partch sont disponibles sur www.innova.mu
18H00
OKAY, OKAY, der MODERN tanz
de Christoph Dreher et Heiner Mühlenbrock
1980 – Allemagne – 90 min – couleur
Projection en 16mm ! Berlin Ouest, début des années 80. Décharges, terrains vagues, parkings, cheminées industrielles, chantiers, cités délabrées, cimetière de voiture … OKAY OKAY, der moderne Tanz mêle ces paysages urbains délabrés et désertés avec la musique grinçante et moderne de l’époque, dans une bande son phénoménale : Père Ubu, Throbbing Gristle, The Red Crayola, Chrome, PIL, The Residents, James Chance … Rythmés par des images récurrentes d’un concert de Wire au SO 36 – mythique squat berlinois. A chaque nouveau morceau, Christoph Dreher et Heiner Mühlenbrock font intervenir un nouveau paysage, une nouvelle situation de ce Berlin post apocalyptique, à la beauté industrielle
agressive et désolée. Un film radical, infusé par le punk, le post punk et la New Wave.
19H00 COLIN JOHNCO & EAT GAS
http://www.myspace.com/listentoeatgas